mardi 7 juillet 2020

« 1 arbre abattu = 1 arbre (au moins) replanté » : Moras-en-Valloire s’engage contre le réchauffement climatique et pour une gestion durable de la forêt.

🌍🌳 Ce 3 juillet, notre conseil municipal a choisi d’honorer sans attendre un engagement important pris durant sa campagne.
Voici le texte intégral d’une des premières délibérations de cette mandature :


« Monsieur le Maire rappelle à l’assemblée l’engagement de l’équipe municipale dans sa circulaire électorale de mars dernier.
Durant la dernière mandature, les élus ont adopté un Plan Local d’Urbanisme protégeant au titre de l’article L.151-23 du code de l’urbanisme la forêt de Mantaille située au sud de la commune sur environ 400 hectares.
La collectivité s’est impliquée dans la charte forestière des Chambaran avec notamment un « correspondant forêt » chargé de veiller à l’état des dessertes et leur remise en état par leurs utilisateurs.
La communauté de communes Porte de DrômArdèche a également initié une démarche de Plan Climat Air Energie Territorial en 2019.
Les climatologues s’accordent aujourd’hui à dire que la reforestation serait une des clefs de lutte contre le réchauffement climatique. Rien n’est plus efficace qu’un arbre pour absorber du carbone.

 
Il s’agit certes de petits gestes, mais d’autres communes s’obligent déjà à replanter au moins un arbre pour tout arbre abattu, lorsqu’un aménagement ou une sécurisation nécessite impérativement de couper des arbres sur leurs espaces publics communaux.
 
Par ailleurs, la forêt est un élément incontournable du territoire communal à Moras-en-Valloire et dans le massif des Chambaran. Bien plus qu’une simple composante du paysage, elle est un espace cultivé (en sylviculture) représentant une ressource locale (et durable) génératrice d’activités et d’emplois.
La forêt rend en outre de nombreux services à la société. A côté du rôle de production de bois et d’accueil du public, elle joue un rôle majeur pour :
- Capter le CO2 (1m3 de bois sur pied séquestre environ 1 tonne de CO2)
- Héberger des espèces animales et végétales variées
- Lutter contre l’érosion et les glissements de terrains
- Capter et filtrer l’eau potable…

 
La municipalité regrette alors d’observer des « coupes rase » de grandes superficies qui malmènent et tassent les sols mis à nu, conduisent à leur érosion et à une uniformisation des surfaces. Cette perturbation brutale de l’écosystème forestier est très préjudiciable sur le paysage mais aussi sur la séquestration de carbone et la biodiversité, a fortiori très spécifique et riche dans une forêt ancienne.
Seuls le prélèvement périodique et l’accompagnement des arbres en « futaie irrégulière ou jardinée » sont garants d’une gestion durable dans une forêt diversifiée avec un mélange d’essences aptes à se régénérer. Elle permet une bien meilleure valorisation des arbres récoltés pied par pied, pour du bois d’œuvre notamment, à l’inverse de coupes sans sélection destinées à un seul usage, souvent au bois d’énergie.
Cette futaie irrégulière doit à terme être généralisée, mais cela nécessite des moyens publics orientés pour une filière bois économiquement viable et un patrimoine forestier restant équilibré, résistant et productif, donc transmissible aux générations futures.

 
➡️ Le Conseil Municipal, à l'unanimité des membres présents :
 
👉🏻 ADOPTE le principe « 1 arbre abattu = 1 arbre (au moins) replanté » et s’oblige par la présente à respecter cette règle pour chaque aménagement et sécurisation nécessitant de couper des arbres sur l’espace public communal. 
 
👉🏻 APPELLE le législateur et le Gouvernement à interdire les « coupes à blanc » ou « coupes rase » de grandes superficies afin de préserver nos paysages et l’avenir de nos forêts, permettre leur régénération, éviter une érosion et une uniformisation des surfaces, favoriser la séquestration de carbone et la biodiversité.
Seuls le prélèvement périodique et l’accompagnement des arbres en « futaie irrégulière ou jardinée » sont garants d’une gestion durable, d’une juste valorisation des bois dans une forêt apte à se régénérer.
Cette futaie irrégulière doit à terme être généralisée, mais cela nécessite des moyens publics orientés pour une filière bois économiquement viable et un patrimoine forestier restant équilibré, résistant et productif, donc transmissible aux générations futures. »

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