mardi 20 novembre 2018

Prix des carburants... suite... Arrêtons le déménagement du territoire !

Prix des carburants... suite... Arrêtons le déménagement du territoire !

L’idée n’est pas d’opposer urbains et ruraux mais au contraire de les réconcilier sur le sujet. Nous avons tous intérêt à retrouver la voie d’un aménagement équilibré de nos territoires. L’avenir de la ville se joue à la campagne et réciproquement.
L’idée n’est pas non plus de céder à la facilité de l’étalement urbain et du mitage. Même en Ruralie, les maires savent parfaitement faire un usage économe de leurs espaces, densifier, réhabiliter pour préserver les terres agricoles et naturelles de leurs villages.
Non, l’idée est seulement de relocaliser de l’activité et des services là où les gens vivent ! 

21,4 millions de nos concitoyens - un Français sur trois - habitent dans des communes de moins de 3500 habitants. Et 80% de ces communes sont en croissance démographique. L’exode rural, c’était au siècle dernier…
On ne va quand même pas tous les transférer de force demain dans des métropoles pour en faire des monstropoles... On ne va pas mettre de la rubalise à l’entrée des communes rurales avec un panneau « territoire abandonné »...
Si l’on veut vraiment réduire l’empreinte carbone de ceux qui font le plus de kilomètres en voiture, il faut évidemment repenser l’exercice du travail lorsque cela est possible, covoiturer avec des véhicules plus propres et moins coûteux, ré-ouvrir des lignes de transports à la campagne (tout le contraire de notre histoire récente) mais il faut aussi et surtout offrir la possibilité aux ruraux de travailler et trouver chez eux l’essentiel des services de proximité.
Bref, réimplanter de l’activité et des services publics locaux... 

Halte à la logique concentrationniste effrénée ! (qui est d’ailleurs tout sauf un service à rendre aux agglomérations de plus en plus congestionnées). 
Il faut que nos dirigeants (et parfois nos administrations zélées pour l’exégèse des textes en la matière) cessent de prôner la concentration à tout-va tel un quasi réflexe pavlovien.
La meilleure des mobilités, c’est encore celle dont on n’a pas besoin.
Réinvestissons nos campagnes, relocalisons les activités de proximité : l’air que nous respirons, l’unité républicaine et l’ensemble des Français (des villes comme des champs) s’en porteront un peu mieux.

vendredi 16 novembre 2018

Prix des carburants… Arrêtons le manichéisme !

Prix des carburants… Arrêtons le manichéisme ! 

Les Français ne se catégorisent pas d’un côté par des philanthropes qui veulent sauver la planète et de l’autre des pollueurs qui ne pensent qu’à leur porte-monnaie.
Aucun de nous n’aspire à laisser à ses enfants un monde carboné. Notre quotidien n’est simplement pas tout à fait identique lorsqu’on est citadin avec un métro ou un bus au pied de son immeuble, ou lorsqu’on vit dans une commune rurale sans transport collectif et donc sans alternative à sa voiture pour travailler et vivre.
Et chacun conviendra qu’il est plus facile de penser à investir dans un véhicule propre quand on n'a déjà pas de problème pour remplir son frigo.

Alors oui, il y a une nécessité urgente à changer nos comportements pour laisser un monde vivable à nos successeurs. Mais faisons-nous tout ce qui est nécessaire pour répondre à ce défi ? Aménageons-nous avec équilibre nos territoires pour offrir la capacité aux Français de travailler et trouver des services là où ils vivent ? (La meilleure mobilité, c’est peut-être celle dont on n’a pas besoin ?). Développons-nous suffisamment les transports en commun à la campagne ? A-t-on une gamme de véhicules propres financièrement accessible au plus grand nombre ? Pourra-t-on réellement produire l’énergie nécessaire et recycler les composants d’un parc automobile entièrement électrique demain ? L’avenir n’est-il pas dans la conjugaison des biocarburants, de l’hydrogène ou des micro-algues… ? 

Donnons aux Français une vision de leur avenir. Donnons-leur des alternatives pour changer de pratiques. Rendons la gamme des véhicules propres plus nombreuse et moins coûteuse… Ce sera surement plus audible que de caricaturer leur colère ou de traiter le sujet par des taxes frappant d’abord les plus modestes d’entre nous...

dimanche 11 novembre 2018

Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 à Moras-en-Valloire

Émouvante commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 à Moras-en-Valloire.

Un grand Merci à ses très nombreux participants, représentants du monde combattant, autorités civiles et militaires,  jeunes sapeurs pompiers, enfants de l’école, enseignantes et familles, élus et conseillers juniors…

La volée des cloches lançait à 11h le cortège des Morassiens vers le monument aux morts. 
La lecture des messages officiels était suivie de celle de trois « lettres de poilus », avec les voix appliquées et touchantes des enfants du Conseil Municipal Junior.
Les dépôts de gerbes étaient précédés de nombreux petits drapeaux plantés autour du monument après avoir été fabriqués par les enfants de l’école. 
La Marseillaise était enfin chantée avec vigueur par toutes les générations présentes en clôture de cérémonie.

Un très beau moment de partage et de recueillement en mémoire des victimes de la première guerre mondiale mais aussi de tous les conflits du siècle passé et présent.
N’oublions jamais que la paix et la liberté ne sont pas une situation acquise mais un combat permanent. Elles sont un étendard à brandir, une conquête précieuse à préserver avec détermination.