dimanche 16 décembre 2018

Tribune signée avec les Maires Ruraux de France dans le Journal du Dimanche

Appel au Peuple français

« J’existe !» C’est ce que des dizaines de milliers de Français ont commencé à venir exprimer dans les mairies qui ont ouvert « un cahier de doléances et de propositions » depuis le samedi 8 décembre.
C’est le début d’un mouvement lancé par l’Association des Maires ruraux de France. Par cet acte citoyen, vos mairies, maisons communes, ont permis de consigner les expressions et d’en faire le germe d’un projet de société plus vivable pour ces 22 millions de Français, qui donnent corps à nos campagnes. A cela s’ajoutent d’innombrables contributions libres.

Nous, maires de communes rurales, femmes et hommes élu(e)s par nos concitoyens, assurons que l’intégralité des doléances et propositions seront remises au Président de la République, au Premier ministre et au Parlement.
  
Ce qui nous importe, c’est de rendre visible les propos que vous tenez quotidiennement aux maires de France. Cette réalité, n’apparait que trop peu dans l’esprit de ceux qui gouvernent. Elle est pourtant capitale pour notre pays dans un moment où le pacte social et territorial vacille.

Ensemble : faites votre part, nous ferons la nôtre !

C’est pour cela que nous lançons aujourd’hui cet appel au Peuple de France. Nous, Elus Ruraux, légitimes par l’élection, citoyens engagés dans la vie locale et proches du quotidien de nos concitoyens, nous appelons chacune et chacun à se fédérer, à ne pas baisser les bras devant la difficulté et l’adversité, face à la cécité de beaucoup de nos dirigeants et à l’entêtement d’une administration trop pyramidale et centralisée.

Le cri légitime de ces millions de Françaises et de Français se joint à celui des élus ruraux. La période que nous vivons est une opportunité pour notre pays si vous répondez à cet appel. Saisissez-la ! 
Levons-nous ensemble pour que l’emploi soit réparti équitablement sur le territoire. Exigeons que la téléphonie mobile et le numérique arrivent bien plus vite que ce à quoi les opérateurs ont mollement consenti.

Pesons pour que les politiques publiques traitent enfin la question de l’accès aux soins pour que des millions de Français ne renoncent plus à se soigner.

Nous ne voulons plus être les éternels oubliés !
Nous vous invitons à vous débarrasser du « complexe du plouc », qui trop souvent entrave votre capacité à agir et à revendiquer un futur meilleur, avec pour seul motif, qu’être loin de la ville justifierait de devoir renoncer aux droits les plus élémentaires. Il n’y a pas de fatalité à laisser les services publics fermer quand nos communes font de leur mieux pour vous aider. Le modèle de concentration qui est la règle depuis 40 ans s’épuise. Ca ne marche plus.

Un appel à la jeunesse
À la jeunesse de notre pays, nous disons : soyez les nouveaux visages de nos villages !
Rejoignez ces populations qui font le choix d’un autre mode de vie, plus sobre, plus équilibré.  Le cadre de vie y est favorable, on s’y sent mieux. Pendant que la ville s’étouffe,  la campagne respire. Investissez les territoires Ruraux ! N’ayez pas peur, nous saurons vous accueillir, nous saurons trouver des solutions à vos demandes et nous saurons vous accompagner.
Considérés comme des citoyens, vous n’êtes et ne serez jamais chez nous des identités impersonnelles, mais au contraire des femmes et des hommes qui apporteront une énergie nouvelle à nos territoires.

La commune, un bien commun
Cet appel émane de la légitimité de ce bien commun qu’est la commune : le premier socle de notre République.
Car la commune n’est pas simplement un échelon administratif, mais la très précieuse symbiose entre des habitants et un territoire qui croient en leur avenir et qui pour cela se mobilisent : c’est là où l’on agit ensemble. Nous devons nous battre pour que l’action de l’Etat change radicalement et que les pouvoirs publics inversent totalement leur logique d’intervention.

Reconstruire le pays par la base
Pour cela, il nous faut agir ensemble. Nous, maires de communes rurales, à partir de nos campagnes, nous vous appelons à nous soutenir pour imposer notre parole commune dans le débat national.
Aux cartes et aux territoires anonymes laissant croire aux décideurs qu’ils sont dépourvus de vie, nous mettons fièrement en avant des visages, tels ceux des gilets jaunes, et bien d’autres encore, plus discrets et plus nombreux, mais tout aussi importants. Nous les croisons dans nos rues et sur nos places. Aux bilans statistiques, opposons nos expériences et nos réelles difficultés.

Aux hauts fonctionnaires déconnectés, disons ensemble : arrêtez d’essayer d’avoir raison seuls contre le peuple. En bref, souvenez-vous que vous êtes rémunérés par l’impôt pour nous aider à construire notre pays. Plutôt que de tenter de le faire à votre idée. « Sortez du bocal Parisien » qui vous éloigne et  vous englue dans vos certitudes trop souvent discutables.

Soyons honnêtes, nous avons échoué à convaincre le Parlement et les exécutifs successifs. Mais nous sommes une multitude : diverse et dispersée, urbaine et rurale, femmes et hommes, élus ou simples citoyens, nous sommes la France. Nous parviendrons à rendre possible ce qui est indispensable et à nous délester de ce qui est insupportable. 

- Trouvez-vous normal, qu’en matière de dotations aux collectivités, aujourd’hui encore, un urbain vaille deux ruraux ? Une correction de cette injustice doit voir un préalable inscrit dans la loi de finances 2019 que doit adopter le Parlement avant le 31 décembre ; 
- Trouvez-vous normal en terme de mobilité, que les priorités aient été données à la Grand vitesse en délaissant l’entretien du réseau historique et en négligeant des modes de transports ruraux (TER, Transport à la demande, covoiturage,..) ?
- Trouvez-vous normal que les technologies (4G, véhicule autonome,...) soient mises à profit prioritairement pour ne pas dire exclusivement au développement des métropoles ?
- Trouvez-vous normal que depuis des années, l’Etat se lamente sur le nombre, en baisse, de médecins dans le monde rural sans prendre les mesures nécessaires pour y remédier ?
- Trouvez-vous normal que l’on confisque les moyens et les pouvoirs des communes pour les confier à des entités administratives plus éloignées?

Sans vous, nous ne pourrons rien ! Venez dans nos mairies pour amplifier ce mouvement de transformation en cours. Le temps est venu de prendre notre destin en main et d’imposer nos voies et nos voix pour ne pas avoir à regretter demain un silence et une inertie coupables.

Et que l’on ne fasse pas le mauvais procès de nous reprocher d’opposer villes et campagnes au motif que l’on exige une légitime considération pour les habitants des territoires ruraux.

Il est temps de mettre un terme aux fractures territoriales et sociales. Ce devrait être la trajectoire de l’action publique et le sens de l’action politique.

Vive la Commune,
Vive la République, 
Vive la France.

mercredi 5 décembre 2018

"Mairies ouvertes" - Exprimez-vous !

A l’appel de l’Association des Maires Ruraux de France, de nombreuses mairies drômoises (dont la mairie de Moras-en-Valloire) ouvrent leurs portes ce samedi 8 décembre.
Les propositions et doléances des citoyens ruraux seront écoutées et enregistrées par vos élus de proximité, à l’écoute, sans prendre parti, sans jugement, puis seront adressées par votre commune aux parlementaires et au Gouvernement.

 

mardi 20 novembre 2018

Prix des carburants... suite... Arrêtons le déménagement du territoire !

Prix des carburants... suite... Arrêtons le déménagement du territoire !

L’idée n’est pas d’opposer urbains et ruraux mais au contraire de les réconcilier sur le sujet. Nous avons tous intérêt à retrouver la voie d’un aménagement équilibré de nos territoires. L’avenir de la ville se joue à la campagne et réciproquement.
L’idée n’est pas non plus de céder à la facilité de l’étalement urbain et du mitage. Même en Ruralie, les maires savent parfaitement faire un usage économe de leurs espaces, densifier, réhabiliter pour préserver les terres agricoles et naturelles de leurs villages.
Non, l’idée est seulement de relocaliser de l’activité et des services là où les gens vivent ! 

21,4 millions de nos concitoyens - un Français sur trois - habitent dans des communes de moins de 3500 habitants. Et 80% de ces communes sont en croissance démographique. L’exode rural, c’était au siècle dernier…
On ne va quand même pas tous les transférer de force demain dans des métropoles pour en faire des monstropoles... On ne va pas mettre de la rubalise à l’entrée des communes rurales avec un panneau « territoire abandonné »...
Si l’on veut vraiment réduire l’empreinte carbone de ceux qui font le plus de kilomètres en voiture, il faut évidemment repenser l’exercice du travail lorsque cela est possible, covoiturer avec des véhicules plus propres et moins coûteux, ré-ouvrir des lignes de transports à la campagne (tout le contraire de notre histoire récente) mais il faut aussi et surtout offrir la possibilité aux ruraux de travailler et trouver chez eux l’essentiel des services de proximité.
Bref, réimplanter de l’activité et des services publics locaux... 

Halte à la logique concentrationniste effrénée ! (qui est d’ailleurs tout sauf un service à rendre aux agglomérations de plus en plus congestionnées). 
Il faut que nos dirigeants (et parfois nos administrations zélées pour l’exégèse des textes en la matière) cessent de prôner la concentration à tout-va tel un quasi réflexe pavlovien.
La meilleure des mobilités, c’est encore celle dont on n’a pas besoin.
Réinvestissons nos campagnes, relocalisons les activités de proximité : l’air que nous respirons, l’unité républicaine et l’ensemble des Français (des villes comme des champs) s’en porteront un peu mieux.

vendredi 16 novembre 2018

Prix des carburants… Arrêtons le manichéisme !

Prix des carburants… Arrêtons le manichéisme ! 

Les Français ne se catégorisent pas d’un côté par des philanthropes qui veulent sauver la planète et de l’autre des pollueurs qui ne pensent qu’à leur porte-monnaie.
Aucun de nous n’aspire à laisser à ses enfants un monde carboné. Notre quotidien n’est simplement pas tout à fait identique lorsqu’on est citadin avec un métro ou un bus au pied de son immeuble, ou lorsqu’on vit dans une commune rurale sans transport collectif et donc sans alternative à sa voiture pour travailler et vivre.
Et chacun conviendra qu’il est plus facile de penser à investir dans un véhicule propre quand on n'a déjà pas de problème pour remplir son frigo.

Alors oui, il y a une nécessité urgente à changer nos comportements pour laisser un monde vivable à nos successeurs. Mais faisons-nous tout ce qui est nécessaire pour répondre à ce défi ? Aménageons-nous avec équilibre nos territoires pour offrir la capacité aux Français de travailler et trouver des services là où ils vivent ? (La meilleure mobilité, c’est peut-être celle dont on n’a pas besoin ?). Développons-nous suffisamment les transports en commun à la campagne ? A-t-on une gamme de véhicules propres financièrement accessible au plus grand nombre ? Pourra-t-on réellement produire l’énergie nécessaire et recycler les composants d’un parc automobile entièrement électrique demain ? L’avenir n’est-il pas dans la conjugaison des biocarburants, de l’hydrogène ou des micro-algues… ? 

Donnons aux Français une vision de leur avenir. Donnons-leur des alternatives pour changer de pratiques. Rendons la gamme des véhicules propres plus nombreuse et moins coûteuse… Ce sera surement plus audible que de caricaturer leur colère ou de traiter le sujet par des taxes frappant d’abord les plus modestes d’entre nous...

dimanche 11 novembre 2018

Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 à Moras-en-Valloire

Émouvante commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 à Moras-en-Valloire.

Un grand Merci à ses très nombreux participants, représentants du monde combattant, autorités civiles et militaires,  jeunes sapeurs pompiers, enfants de l’école, enseignantes et familles, élus et conseillers juniors…

La volée des cloches lançait à 11h le cortège des Morassiens vers le monument aux morts. 
La lecture des messages officiels était suivie de celle de trois « lettres de poilus », avec les voix appliquées et touchantes des enfants du Conseil Municipal Junior.
Les dépôts de gerbes étaient précédés de nombreux petits drapeaux plantés autour du monument après avoir été fabriqués par les enfants de l’école. 
La Marseillaise était enfin chantée avec vigueur par toutes les générations présentes en clôture de cérémonie.

Un très beau moment de partage et de recueillement en mémoire des victimes de la première guerre mondiale mais aussi de tous les conflits du siècle passé et présent.
N’oublions jamais que la paix et la liberté ne sont pas une situation acquise mais un combat permanent. Elles sont un étendard à brandir, une conquête précieuse à préserver avec détermination.



vendredi 12 octobre 2018

Le (vrai) bilan de Laurent Wauquiez - Alerte, la Région coule !

Face à la sur-communication de Laurent Wauquiez  - avec l'argent du contribuable - sur sa prétendue bonne gestion, le groupe socialiste et démocrate de la Région Auvergne-Rhône-Alpes vient à mi-mandat rétablir la (triste) vérité.
 
En dépit d’atouts économiques, industriels, agricoles ou culturels, son président a réussi l’exploit de transformer notre collectivité en bateau à la dérive, sans cap ni boussole...
 
https://fr.calameo.com/read/0054447198f2fdadfd6c8

samedi 29 septembre 2018

Un nouveau Conseil Municipal Junior à Moras-en-Valloire

Les jeunes Morassiens étaient appelés aux urnes samedi 29 septembre pour élire leurs nouveaux représentants au Conseil Municipal Junior.
Après avoir reçu leurs cartes électorales, les enfants sont venus voter en mairie « comme les grands » en passant par l’isoloir avant de glisser leurs bulletins dans l’urne.
Les propositions et la liste des candidats étaient affichées dans le bureau de vote.

Réunissant pour deux ans un groupe d’enfants de CE2, CM1 et CM2, cette instance développe l’esprit civique des jeunes élus tout en leur offrant l’opportunité d’agir et de conduire des projets collectifs. Et les idées ne manquent pas !
Ils sont accompagnés dans leur mission par une commission issue du Conseil Municipal adulte.

Les jeunes élus sortants sont aussi allés au bout de leur mandat en organisant l’élection de leurs successeurs. Un immense merci à eux.
Nul doute qu’ils appréhendent désormais mieux le fonctionnement de la commune et resteront à jamais marqués par cette expérience durant laquelle ils ont pu participer à la vie de la cité, ses commémorations et réaliser quelques évènements pour les Morassiens.

Onze nouveaux Conseillers Municipaux Juniors prennent aujourd’hui leur suite et vont s’investir durant deux ans. Les écharpes qui leur ont été remises ne leur confèrent pas de droit supplémentaire mais au contraire un devoir : celui de représenter dignement leur village et de le faire progresser.

Félicitations aux nouveaux élus du Conseil Municipal Junior :

Arthur BENRAMDANE, Emma DELAUNAY, Léa DELMOTTE-BONVOISIN, Lise FERLAY, Clara FERMOND, Aurélie GIROD, Thibaud PAUMATHO, Matys PEREIRA, Valentin PERRIERE, Zoé PERRIERE et Paul VALLET.

dimanche 23 septembre 2018

Une fête de la poire des plus relevées...

Pour sa 8e fête, la poire de la Valloire se mariait au terroir du piment d’Espelette.
Un immense MERCI à nos arboriculteurs, producteurs, commerçants et artisans locaux, à tous nos partenaires publics et privés, aux bénévoles de nos associations sur tous les fronts et à nos très nombreux visiteurs bien évidemment! 
Le goût, la tradition et la passion partagés : c’était le secret de cette fête de la poire épicée !