lundi 23 avril 2012

Lendemain de premier tour… premières réactions.

Hier 22 avril 2012, nous découvrions à 20h les résultats de ce premier tour de l’élection présidentielle. Sans langue de bois, je tire trois enseignements :

D’abord, François Hollande arrive en tête. Cela lui confère la responsabilité de réunir toutes celles et ceux qui souhaitent tourner la page du sarkozysme et redresser la France dans la justice. Il a tendu cette main dès hier soir, ainsi que doit le faire un président rassembleur.
 
Deuxième enseignement : un désaveu sans appel pour le candidat sortant. Un très mauvais score pour un président en exercice. Les Français ont sanctionné à juste titre un quinquennat bling bling, un président chef de clan et non chef d’Etat, qui a laissé croître les inégalités et échoué sur toute sa politique économique.
Il devrait être humble en ce jour au lieu de fanfaronner avec ses trois débats…

Troisième et triste enseignement : 10 ans après le 21 avril 2002, rien n’a changé. Je pense même que ce 22 avril 2012 est presque pire que le 21 avril 2002. Certes, Marine Le Pen n’est pas au second tour, pourtant elle fait un meilleur score que son père à l’époque.
Je ne condamne pas ceux qui se laissent tenter par ce vote. Il exprime de très nombreuses déceptions, liées au fonctionnement d'une partie de la classe politique, au désarroi de beaucoup de nos concitoyens qui n’imaginent pas d’avenir pour la jeunesse, aux ravages de la crise...
Nicolas Sarkozy est aussi grandement responsable de ce score, lui qui ne cesse de jouer sur les peurs, de monter les Français les uns contre les autres, de décrire une pseudo France d’assistés et de démembrer un à un nos services publics de proximité.
Mais le vote FN reste une impasse, des suffrages donnés à un parti de la haine. Je sais de quoi sont capables les élus du front national en les côtoyant (de loin) à la région…

Le 6 mai prochain, je souhaite le rassemblement autour de François Hollande.
Le nouveau président aura pour mission non seulement de redresser notre pays, mais aussi de redonner confiance à la jeunesse, faire la preuve que la politique est quelque chose de beau, au service des autres. La politique doit changer profondément et durablement. C’est par la somme de nos actions, de nos efforts, chaque jour, dans la proximité et sur le terrain que nous devons ensemble bâtir une France meilleure. Le changement, pour de bon, c’est impérieux et c’est maintenant…

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