jeudi 1 décembre 2011

Construire et maîtriser notre avenir numérique…

Mardi 29 novembre, je recevais à Moras-en-Valloire mes collègues élus des communes du canton du Grand-serre et de la communauté de communes des quatre collines pour aborder la question de notre avenir numérique.
Délégué par la Région au conseil syndical d’Ardèche Drôme Numérique, je rappelais le chemin parcouru depuis 2008.

ADN est le premier réseau d’initiative publique de France. 2000 km de fibre optique déployées ont déjà permis le dégroupage de nombreux centraux téléphoniques et de zones d’activités. 
97% de la population bénéficie aujourd’hui d’offres ADSL améliorée contre 50% auparavant. Le cap des 24 000 foyers utilisateurs du réseau ADN vient d’être franchi! Ceci grâce à l’investissement massif des collectivités publiques : 50 millions apportés par la région Rhône-Alpes, l’Europe, les départements de l’Ardèche et de la Drôme, auxquels s’ajoutent les investissements du délégataire ADTIM.

La couverture du territoire doit se poursuivre pour en finir avec la fracture numérique. D’ores et déjà, les élus doivent informer leurs habitants sur les possibilités nouvelles qui s’offrent à eux. En effet, rien n’est automatique. Il faut impérativement prendre contact avec un fournisseur d’accès du réseau ADN pour changer d’offre et bénéficier de meilleurs services. 

ADN prépare en outre un schéma directeur d’aménagement numérique et incite les communautés de communes à se lancer dans des études d’ingénierie FTTH (fiber to the home : la fibre à la maison). La technologie ADSL a ses limites et le réseau cuivre (qui raccorde nos habitations) présente une importante perte de débit. La fibre à l’abonné sera la garantie d’un débit théorique de 100 Mbps, quel que soit l’éloignement des centraux téléphoniques.
La région Rhône-Alpes s’est engagée à soutenir à hauteur de 50 % les études d’ingénieries FTTH réalisées dans nos territoires et l’extension du réseau ADN vers les zones d’activités et sites isolés.

Une prise de conscience globale de ce nouvel enjeu d’aménagement de territoire est nécessaire. Le développement économique et les usages numériques futurs passent inévitablement par ce déploiement.
L’Etat doit lui aussi soutenir fortement les initiatives publiques. Pour l’heure, il donne priorité aux seuls opérateurs qui se contentent d’annoncer un déploiement dans des zones très denses et rentables, empêchant ainsi toute péréquation globale et laissant aux collectivités la charge de couvrir à perte l’immense majorité du territoire.
Pire, le fonds national d’aménagement numérique ne pourra soutenir aucun projet public portant sur des zones où au moins un opérateur privé déclarerait vouloir prendre la main, sans obligation de sa part !…
Souhaitons que le législateur fasse rapidement bouger les lignes. D’autres pays ont fait de ce sujet un véritable enjeu national lors de campagnes électorales. Pourquoi pas en France ?
Serons-nous les seuls à laisser un sujet aussi décisif que l’équipement du territoire en très haut débit échapper complètement à la maitrise publique ?


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