vendredi 18 novembre 2011

La Rolex pour les uns, la rigueur pour les autres…

Publié le 18 novembre 2011 sur le blog PS Rhône-Alpes

La nouvelle est tombée en début de semaine dernière : un énième plan de rigueur annoncé par le gouvernement, et sans doute pas le dernier, un énième aveu d’échec pour Nicolas SARKOZY et François FILLON. Ceux qui devaient pourtant sortir le pays de la « faillite » depuis cinq ans en sont toujours à convoquer la responsabilité d’autrui pour masquer leur incapacité. Bien au contraire, ils ont plongé la France dans l’endettement et accentué les inégalités.
Le nouveau plan d’austérité présenté s’en prend encore une fois au pouvoir d’achat des plus modestes. Il va peser sur la consommation des ménages et enrayer l’économie. Tout ce qu’il ne faudrait pas faire lorsqu’on veut renouer avec la croissance. Prétendant lutter contre les déficits, le gouvernement va encore perdre des recettes et creuser les déficits. 

Pour autant, pas question pour la droite de reconnaître ses erreurs ni de toucher aux véritables marges de manœuvres qui plombent nos finances. Les 75 milliards de niches et de cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés depuis 2007 sont toujours là. Paquet fiscal, exonérations des heures supplémentaires, allègement indécent de l’impôt sur la fortune restent des vaches sacrées. En revanche, mettre les plus fragiles à contribution fait partie des sports favoris de l’UMP. Elle s’en prend aux mutuelles, à la réduction des indemnités journalières des salariés malades, elle restreint les conditions d’accès au RSA et aux prestations sociales pour les parents isolés. Les hausses d’impôts annoncées frappent toujours aux porte-monnaie les plus serrés. La santé et les retraites sont encore un peu plus abandonnées. Le relèvement des taux réduits de TVA vont aussi toucher les familles alors qu’on sait bien que cet impôt frappe en proportion davantage les foyers les plus pauvres. Et quand il s’agit de revoir la fiscalité, c’est aux dons aux associations que l’UMP s’attaque, conduisant potentiellement à une mise en péril des associations de soutien aux plus démunis, que l’on sait déjà en grande difficulté face à l’augmentation des besoins. 

Pour faire bonne figure, le Président a symboliquement annoncé le gel de son salaire. C’est oublier un peu vite qu’il l’avait augmenté de 170 % en entrant à l’Elysée…
C’est donc ça le Sarkozysme : la Rolex pour les uns et la rigueur pour les autres. 

La pauvreté et les inégalités explosent dans notre pays, comme en témoigne encore dernièrement les conclusions du rapport du Secours Catholique publié la semaine dernière. La dette publique a doublé en dix ans de gestion par la droite. La Cour des comptes fustige les niches fiscales inefficaces et les choix gouvernementaux responsables des deux tiers du déficit annuel. 
Sans compensation et sans faire de déficit, les communes, Départements, Régions tentent comme ils le peuvent de pallier le désengagement de l’Etat en matière sociale et de services publics fondamentaux. 
Il est bien loin le temps où Nicolas SARKOZY annonçait de grandes réformes pour la France. Elles sont définitivement oubliées ces grandes mesures, mais pas les grandes injustices. 
Il devient urgent de remettre à plat notre fiscalité obsolète pour la rendre plus juste, transparente et utile à notre économie. Une nouvelle répartition plus solidaire des efforts doit se construire. Plus de 8 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté. Tandis que les 10 % les plus aisés se partagent un tiers de la richesse nationale, les 10 % les plus pauvres se contentent d’à peine 3%...
Plus que jamais, nous avons besoin du retour de la gauche…

Aurélien FERLAY
Conseiller régional
Vice-président de la commission Finances et Organisation générale

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