vendredi 25 novembre 2011

De retour du 94e Congrès des Maires de France

Du 22 au 24 novembre 2011, je participais comme chaque fin d’année au Congrès des Maires de France. Réunis Porte de Versailles, les maires venus de tous les départements échangent à cette occasion sur leurs préoccupations communes et l’actualité territoriale.
Élu au conseil d’administration de l'Association des Maires de la Drôme, le congrès national est pour moi un rendez-vous important à plusieurs titres.

Le Congrès permet d'abord de confronter des expériences et de rechercher des solutions aux questions que se posent les maires au quotidien. Le thème de ce 94e congrès était : « le maire, l’intérêt général et le citoyen ». Dans l’auditorium du Parc des expositions ou dans les ateliers, nous pouvions débattre sur des sujets aussi divers qu’essentiels comme :
« Réussite scolaire : quelle ambition des maires pour l’école de demain ? »
« Périmètres, compétences, gouvernance : quel paysage intercommunal à venir ? »
« Comment permettre aux personnes âgées de bien vieillir dans la commune ? »

Le début du Congrès est aussi le temps de présentation du rapport annuel d’activité de l’Association des Maires de France, de l’accueil par le Maire de Paris, de l’intervention du Premier Ministre. Le Président de la République a quant à lui préféré recevoir une délégation choisie à l’Élysée plutôt que de venir s'exprimer devant tous les élus locaux...

Je dirai que ce congrès était marqué par la gravité et l’inquiétude de nombreux collègues. Les maires craignent de ne plus pouvoir investir faute de moyens suffisants, voyant alors les réseaux et le patrimoine de leurs communes se dégrader. Ils demandent davantage de confiance que de défiance de la part de l’Etat. Les collectivités sont trop souvent stigmatisées à tort alors qu’elles gèrent dans leur immense majorité leurs budgets de manière exemplaire. Pas un euro de dette ne sert à payer leur fonctionnement, rappelons-le. L’emprunt ne vient financer qu’une partie de leurs investissements, l’essentiel l’étant sur des fonds propres. La dette cumulée de toutes les collectivités ne pèse que 10% de la dette publique globale. Les leçons sont donc difficiles à entendre alors qu’elles font par ailleurs vivre les entreprises et sauvent beaucoup d’emplois locaux : 70 % des investissements publics civils proviennent des collectivités locales.

Loin d’être des conservateurs, les maires de France sont près à faire de réformes, ils appellent même de leurs vœux des évolutions pour améliorer la démocratie locale, la rendre plus performante, faire en sorte qu’elle réponde mieux aux besoins de nos concitoyens. Ils demandent simplement que ces réformes soient utiles, qu’elles s’accompagnent de justice, d’efforts partagés et du temps nécessaire pour leur réussite. Les chantiers multiples et précipités sont rarement des succès aboutis.

Enfin, le congrès est l’occasion de voir les collègues de son département, sa région, dans un autre contexte. Souvent bien occupés au quotidien, nous ne prenons pas toujours le temps suffisant pour échanger dans nos territoires. 

Je participais ainsi aux rencontres de la fédération nationale des élus socialistes et républicains, en présence de Martine Aubry et François Hollande. 

Parcourant le Salon des Collectivités se tenant au même moment que le congrès, je rencontrais des entreprises de la Drôme et de Rhône-Alpes qui me présentaient leurs savoir-faire et leurs dernières innovations. 

Les maires de la Drôme se retrouvaient aussi au Sénat, la maison des communes de France, autour des parlementaires Jean Besson, Didier Guillaume, Bernard Piras et du Président de l’Association des Maires de la Drôme Michel Grégoire.
 
La fonction de maire est en constante évolution. C’est ce qui la rend à la fois exigeante et passionnante. Par sa proximité, le maire est l’élu le plus au fait des préoccupations de ses concitoyens. Le partage d’expériences, le recul sur son action sont donc essentiels pour continuer de servir au mieux l’intérêt général.

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