mardi 5 juillet 2011

Quelle intercommunalité demain en Drôme nord ?

Après la loi portant réforme des collectivités territoriales, les préfets de départements ont été chargés d’achever et de rationaliser la carte intercommunale.
Dans la Drôme, une proposition a été présentée le 22 avril dernier en commission départementale de coopération intercommunale.

Celle-ci prévoit la fusion des trois communautés de la vallée de la Galaure (communautés de communes des Quatre Collines, La Galaure et les Deux Rives de la Région de St Vallier) formant un nouvel ensemble d’environ 22 000 habitants.
La communauté de communes Rhône Valloire, la plus septentrionale, resterait dans sa configuration actuelle avec ses onze communes drômoises et quatre ardéchoises représentant aussi 22 000 habitants.
Côté nord, en Isère, est projeté le regroupement des communautés du Pays Roussillonnais avec le Pays Viennois (130 000 habitants environ) tandis que côté sud, se formerait une nouvelle communauté d’agglomération autour de Valence, Romans et Bourg-de-péage qui regrouperait près de 250 000 habitants, sans l’Herbasse qui resterait seule, et une même communauté entre Tain l’Hermitage et Tournon.

La proposition étant faite, reste aux élus locaux à s’exprimer et donner leur avis sur l’avenir des territoires.
C’est ce qui a été fait lors du dernier conseil communautaire de Rhône Valloire et avec le conseil municipal de Moras-en-Valloire.

A ces occasions, je me suis tout d’abord réjoui que l’intégrité de la communauté de communes Rhône Valloire soit préservée.
La Valloire correspond non seulement à un bassin de vie mais aussi à une communauté de projet qu’il aurait été regrettable de partager. Il aurait aussi été très dommageable de séparer des communes intimement liées de part et d’autre du Rhône, fleuve devenu depuis longtemps un trait d’union.

J’ai par ailleurs rappelé qu’historiquement, les communautés de communes Rhône Valloire, Les Deux Rives de la Région de St Vallier, la Galaure et les Quatre Collines ne formaient qu’une seule et même intercommunalité. Ce SIVOM, baptisé « GICAM », a vécu de 1962 à 1992 jusqu’à l’avènement de la loi ATR et la création des communautés de communes. Il était considéré comme une structure « pilote » et pris en exemple dans de nombreux autres territoires.
Plus récemment, en 2007, les communautés des Deux Rives et Rhône Valloire ont réalisé une étude pour un nouveau rapprochement-fusion, conscientes de leurs tropismes et des modes de vie de leurs habitants (nombreuses associations Valloire/Galaure, équipements et services communs pour la Drôme nord comme le lycée de St Vallier, les gares, la médiathèque départementale, les complexes sportifs et aquatiques…).

Tout en acceptant la proposition du Préfet de la Drôme sur ce schéma, j’ai donc fait part de l’intérêt qu’il y aurait à constituer dans le futur une intercommunalité forte, basée sur un projet et un bassin de vie cohérents avec nos voisins et amis de la vallée de la Galaure.

Fort de nos 44 000 habitants, nous aurions ainsi une dimension pertinente pour véritablement exister en Drôme nord, conduire des projets structurants, aménager durablement notre territoire, répondre aux attentes de la population en terme d’équipements et de services.

Les délibérations adoptées par le conseil communautaire de Rhône Valloire et le conseil municipal de Moras vont en ce sens : oui à cette carte, mais oui aussi à une seconde étape.
L’histoire des territoires se construit pas à pas. Elle doit s’écrire avec l’adhésion du plus grand nombre. Rhône Valloire est déjà prête pour la suite.

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