lundi 25 juillet 2011

Mes préoccupations concernant l'hôpital de Romans - St Vallier

Un billet rédigé par ma collègue Nathalie Nieson, conseillère régionale et maire de Bourg-de-péage. 
Une préoccupation que je partage évidemment, comme grand nombre de nos concitoyens, pour l’avenir de notre santé publique...

"Lorsque l’on interroge les Français sur leurs préoccupations, leurs attentes et leurs priorités, ils placent immédiatement derrière la lutte contre le chômage la préservation de leur système de santé et de protection sociale (baromètre TNS SOFFRES du mois de mai 2011). C’est dire s’ils y sont attachés.

En Drôme des collines, nous sommes attachés à notre hôpital et je me sens personnellement interpellée lorsque j’en discute avec les agents et praticiens des Hôpitaux Drôme Nord. Le non remplacement de l’actuel directeur du centre hospitalier de Romans après son départ à la retraite, la fusion des directions des hôpitaux de Valence et de Romans, les difficultés financières de ces deux établissements qui emploient près de 3500 personnes, requièrent toute ma vigilance.
Au moment où un français sur quatre déclare renoncer à se soigner pour des raisons financières, à l’heure où les déserts médicaux se multiplient, les annonces de l’agence régionale de santé en Rhône Alpes ont de quoi susciter quelques inquiétudes quant à l’avenir de l’hôpital de Romans Saint-Vallier.

Pour ma part je reste mobilisée afin que l’offre de soins publics soit préservée. Je reste très attentive à la manière dont l’autorité de tutelle envisage la gestion de notre hôpital. J’insiste sur « notre hôpital » car c’est d’un « bien commun » dont il est question. Ce service public, mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, garde toute sa pertinence aujourd’hui, tant en termes de solidarité, d’équité que d’efficacité.

Je crois en notre système de santé et je défends l’idée que nous pouvons repenser autrement son organisation en revenant sur la dérive de « l’hôpital entreprise ». L’amélioration des structures hospitalières doit se faire dans une logique de santé publique et non selon une approche exclusivement comptable. Il faut mettre fin au véritable plan social en cours au sein des hôpitaux publics en leur apportant les moyens matériels et humains nécessaires pour répondre aux besoins de santé de nos territoires.
Pour le bien-être de chacun et l’accès aux soins du plus grand nombre."

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