jeudi 21 juillet 2011

Gaz de schiste : la Drôme des collines aussi concernée…

Depuis plusieurs mois, le débat est ouvert sur l’exploitation des gaz de schiste avec une contestation massive dans le sud de la Drôme et de l’Ardèche. Villeneuve de Berg en est devenue la commune symbole au mois de mars dernier.

Les élus socialistes de la région Rhône-Alpes, par la voix de Michèle EYBALIN et de Sabine BUIS, se sont alarmés très tôt de ce sujet en proposant et votant un vœu dès octobre 2010, puis une délibération en février 2011.
Vous retrouverez ici tous les éléments de ce combat sur le site du groupe.

Ne pensons-pas être épargnés en Drôme des Collines. 

Si aujourd’hui la limite nord du permis déjà accordé s’arrête à Livron, une demande d’extension pour le nord Drôme a d’ores et déjà été déposée par la société BNK France. Cette demande d’extension reste en cours d’instruction auprès du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Il suffit d’ailleurs de cliquer ici pour s’en rendre compte.

Les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sont maintenant connues avec l’expérience américaine : pression sur la ressource en eau, pollution des aquifères, pollution de l’air, en raison des additifs chimiques utilisés dans les opérations d’extraction, mais aussi via les déplacements de camions nécessaires. On pointe déjà certaines maladies possibles, comme des neuropathies, des cancers… Ces exploitations sont également dangereuses pour le développement local, car en détruisant l’une des richesses de ces territoires, la qualité de l’environnement, elles entravent les activités actuelles et futures.

Quel avenir pour le tourisme dans un territoire où l’eau serait de plus en plus rare, potentiellement polluée et impropre à la consommation et alors qu’on pourrait voir se multiplier les puits de forage ? Quel avenir pour l’agriculture de qualité, labellisée, alors que des pollutions seraient possibles et nuiraient à son image ?

Ce 14 juillet 2011, la loi sur le gaz de schiste a été publiée mais les parlementaires UMP se sont seulement prononcés pour l’abandon de l’exploration minière des gaz de schistes par fracturation hydraulique… Pour autant, ce vote n’exclut d’aucune façon la recherche et les demandes de permis d’explorer continuent à être faites auprès du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.
Le texte évoque seulement la fracturation hydraulique et l'abrogation des permis de recherches qui y ont recours. Ce qui n’empêchera pas l'utilisation d'une autre technique ! C’est bien là toute la subtilité d’un texte voté par la majorité qui dit non à la fracturation hydraulique mais qui laisse ouvertes d’autres voies de recherche et d’exploration. Au risque de nos territoires…

Pour un courrier à l’ensemble des maires de la Drôme nord, ma collègue Nathalie NIESON, maire de Bourg-de-Péage et conseillère régionale, a aussi exprimé son inquiétude face à cette perspective, d’autant plus que les élus du nord-Drôme n’ont pas été informés officiellement de ces projets.
J’ai moi aussi découvert ce nouveau périmètre d’extension sur le site du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable.

« Tant que les élus et les citoyens que nous sommes seront maintenus dans l’obscurité, tant que nous aurons toutes ces incertitudes sur leurs impacts environnementaux, nous demandons l’arrêt total des projets d’exploration du gaz de schiste quelles que soient les techniques utilisées.
Par ailleurs, je réaffirme qu’un grand débat national sur notre avenir énergétique doit s’ouvrir au plus vite. »

Je partage évidemment ses propos et invite tous les citoyens drômois et rhônalpins à rester vigilants.

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