mardi 19 avril 2011

Du bricolage fiscal… pour le pouvoir d’achat des plus riches

Publié le 19 avril 2011 sur le blog PS Rhône-Alpes

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a déjà gaspillé 40 milliards d’euros en cadeaux fiscaux pour les contribuables les plus aisés.
Après dix ans de gestion par la droite, la dette publique atteindra 1800 milliards en 2012, deux fois plus qu’en 2002. Pour masquer des dépenses fiscales inutiles et injustes, le gouvernement préfère augmenter les taxes et les impôts qui pèsent sur tous les Français : en 2011, la hausse représente 11 milliards pour le porte-monnaie des classes moyennes et modestes. 
Contraint de revenir sur le bouclier fiscal, devenu un véritable boulet électoral pour sa majorité, Nicolas Sarkozy n’en a pas moins trouvé une autre manière de rendre du pouvoir d’achat aux plus fortunés. Alors qu’il avait annoncé tambour battant une grande réforme de la fiscalité au nom de la convergence franco-allemande, elle n’est finalement qu’un bricolage se traduisant encore par un cadeau aux plus riches : la baisse de l’impôt sur la fortune !
La réforme devrait être présentée le 11 mai en Conseil des ministres et adoptée par le Parlement cet été. Voilà encore de quoi rendre plus d’argent aux plus fortunés !

L’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) rapportait entre 3 et 4 milliards par an. Nicolas Sarkozy veut relever son plafond à 1,3 million d’euros de patrimoine, niches fiscales non comprises évidemment, supprimer des tranches et réduire le montant de l’impôt : coût pour les finances publiques : 900 millions d’euros !
Quand on pense que les 600 millions du bouclier fiscal paraissait déjà aberrants…

Rappelons que l’ensemble de la fiscalité du patrimoine ne pèse que 3,4 % du PIB en France sur les quelques 42 % de prélèvements obligatoires.
Pendant ce temps, nos concitoyens se serrent de plus en plus la ceinture pour se nourrir, se loger, se déplacer. Le chômage est loin de connaître la même baisse que l’impôt sur la fortune.


Le décalage entre le Président et les Français n’a jamais été aussi fort. Souhaitons que leurs routes se séparent définitivement en 2012 pour construire à gauche un avenir plus solidaire, qui passe aussi par une fiscalité plus juste. C’est ce que propose le Parti Socialiste dans son programme pour 2012 avec la fusion et le prélèvement à la source de la CSG et de l’impôt sur le revenu, un rééquilibrage de l’imposition du capital et une « éco-modulabilité » de la TVA.

Aurélien FERLAY
Conseiller régional

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