samedi 19 octobre 2019

COMMUNIQUE: Dècès de Monsieur André DESRIEUX, maire honoraire de Moras-en-Valloire


C’est avec une profonde tristesse que j’apprends le décès d’André DESRIEUX, survenu dans sa 91e année.

André DESRIEUX est élu conseiller municipal pour la première fois en 1957. Il devient ensuite adjoint auprès d’Antoine Mézonnat jusqu’en 1983, date à laquelle il lui succède comme maire de la commune. Il effectue un dernier mandat de conseiller municipal de 1989 à 1995.
Sous sa municipalité, la commune de Moras-en-Valloire connait d’importants travaux parmi lesquels l’agrandissement de l’ancienne gendarmerie, l’inauguration de la salle des fêtes, l’aménagement du bureau de Poste, du secrétariat de mairie et de la cantine, la rénovation du groupe scolaire, la construction du lotissement La fontaine des Ramus ou l’assainissement du secteur du Val d’Or.

38 années d’engagement électif déjà hors-norme ne résument pas à elles seules les multiples vies d’André DESRIEUX.
Dans la futaille depuis plus d’un siècle, la famille Desrieux est tonnelier-boisselier de père en fils. André reprend l’entreprise familiale créée en 1875 par son grand-père. Malgré la charge de travail et les responsabilités de chef d’entreprise, il consacre une part importante de son énergie au service de la population.
Toujours prêt à rendre service, disponible envers chacun, il participe à la création du corps local de Sapeurs Pompiers en 1955. Membre actif et dévoué, il en devient le chef de corps, sous le grade d’Adjudant de 1972 à 1983. Un temps secrétaire de l’amicale, il répond toujours présent à toutes les manifestations organisées par celle-ci. Secouriste averti, André offre aussi ses compétences à la Croix-Rouge française de 1960 à 1970.
Devenu maire honoraire, André prend part aux rencontres organisées par l’association des anciens maires de la Drôme. Il devient également Président de l’association « Moras, son église », s’investissant et suivant avec la plus grande attention les travaux de restauration de l’édifice : construction du mur de soutènement du talus, reprise de la toiture, rénovation intérieure et réfection du clocher.
Il reçoit en 2005 la médaille d’honneur de l’Assemblée Nationale pour son parcours hors du commun.

Aujourd’hui, Moras-en-Valloire ne perd pas seulement une grande figure du village. Elle pleure la perte de son « Père Desrieux » : un homme de bien, affable et au dévouement sans limite.
Lorsque j’étais enfant, j’ai d’abord connu André comme le gentil Monsieur qui m’autorisait à mettre mon vélo à l’abri dans sa cour près de l’arrêt de car. J’ai rapidement découvert l’homme exceptionnel qu’il était.
Il ne cessera jamais de m’encourager dans mon propre engagement pour la commune.
A mes côtés en octobre 2011 avec les anciens maires de Moras, il participait à la coupure du ruban inaugural des aménagements de la traversée du village. Sa mémoire était sans faille et il m’arrivait encore régulièrement de faire appel à ses souvenirs sur quelques dossiers municipaux. Il était toujours de bon conseil, prenant du recul sur toutes les difficultés de la vie et se concentrant sur ce qui permet de la rendre meilleure. Il n’était pas homme à se plaindre. Il me surprenait encore il y a un mois où, parlant librement de sa santé et de celle de Thérèse, son épouse, il arborait toujours ce sourire et cette bienveillance envers les autres, revenant très vite à me demander de lui parler des prochains travaux du conseil municipal.

André était tout cela à la fois : un homme humble et discret, une force de travail considérable, un humaniste altruiste, un exemple pour la jeune génération, un serviteur de la commune emportant avec lui une part de son histoire.

Les élus municipaux, actuels et anciens, le personnel communal, les Morassiens lui seront toujours reconnaissants pour ses si nombreux engagements au service des autres et son investissement pour notre village.
A ses proches, au nom du conseil municipal et en mon nom personnel, j’adresse mes sincères et très attristées condoléances.

Aurélien FERLAY
Maire de Moras-en-Valloire
Conseiller régional

samedi 6 juillet 2019

La Région aux côtés des agriculteurs sinistrés par les intempéries 2019 - Intervention d'Aurélien Ferlay en assemblée plénière

🚜🍐🍑🍒 "Quand on est maire d’une commune qui a la chance de compter encore de belles exploitations agricoles, on sait que les vergers font partie de l’identité rurale. On sait que nos agriculteurs dans un village, c’est l’assurance de paysages entretenus et la possibilité de consommer des produits locaux, de saison et cultivés dans des conditions transparentes. A l’heure où l’agri-bashing véhicule suffisamment de fausses idées reçues, ils méritent toute notre reconnaissance et notre soutien..."

samedi 27 avril 2019

Les maires ruraux de la Drôme font le point après le Grand Débat

Ce 27 avril à Taulignan, je présidais l'assemblée générale 2019 de l'association des maires ruraux de la Drôme. En présence de Monsieur le Préfet et des parlementaires drômois, les maires réunis ont fait le point sur leurs actions et notamment l'opération "mairie ouverte" avec ses cahiers de propositions et de doléances. 
Les annonces présidentielles de l'avant-veille étaient évidemment au cœur des discussions.

Quelques extraits
"Halte à la logique concentrationniste effrénée ! Il faut que nos dirigeants cessent de prôner la concentration à tout-va tel un quasi réflexe pavlovien. La meilleure des mobilités, c’est celle dont on n’a pas besoin.
Réinvestissons nos campagnes, relocalisons les activités de proximité : l’air que nous respirons, l’unité républicaine et l’ensemble des Français (des villes comme des champs) s’en porteront un peu mieux."

"Nous sommes convaincus d’être la solution et non le problème de notre pays.
Qu’on nous fasse confiance, qu’on utilise nos capacités, qu’on ne nous ampute pas des ressources minimales pour travailler dignement à l’adaptation de nos équipements et l’organisation des services essentiels à nos habitants.
Comptez sur nous ! Nous offrirons une image positive, moderne, dynamique de nos communes. Nous donnerons à la France de demain toutes ses chances !"

Retrouvez ici:
- mon discours introductif
- le diaporama support de notre assemblée

lundi 11 mars 2019

Budget 2019: continuer d’investir sans augmenter les impôts

Le budget 2019 a été voté ce 8 mars 2019 à l’unanimité par le conseil municipal de Moras-en-Valloire. Sans hausse des taux d’imposition, il s’articule autour de cinq objectifs :

- Limiter au maximum les dépenses de fonctionnement : La recherche d’économies, par un entretien régulier du patrimoine communal et des choix d’investissement permettant de diminuer les factures, est toujours priorisée.
Depuis la fermeture de l’ISDND des Grises voulue par les élus de Saint-Sorlin, la perte du loyer versé par le SYTRAD (22000 €/an pour Moras) oblige la commune à de nouvelles économies, a fortiori dans une période où la baisse des dotations de l’Etat se poursuit (-2348€ en 2019) et la taxe d’habitation est appelée à disparaître en 2020.

- Soutenir le tissu associatif : Par son aide au fonctionnement et son appui technique, la commune soutient fortement ses associations. Les festivités et événements majeurs sont accompagnés (Fête de la poire, Festival L’Art et La Matière…). Les projets scolaires, culturels, la bibliothèque… sont toujours aidés.

- Garder une capacité d’autofinancement des investissements : une « épargne » nécessaire pour investir, à laquelle s’ajoutent les recherches de partenariats financiers indispensables pour concrétiser nos projets. La commune veille à ce que la baisse des recettes (dotations de l’Etat, perte du loyer de l’ISDND) n’entraîne pas un « effet de ciseaux ».
De nombreux travaux sont réalisés « en interne » par les agents et les élus eux-mêmes afin de réduire les coûts.

- Maîtriser l’endettement : Avec un taux d’endettement de seulement 16 %, la commune est capable de se désendetter entièrement en moins de 10 ans si elle affecte son épargne au remboursement de ses emprunts. Un ratio qui s’accompagne de sécurité avec des taux fixes et des échéances dégressives. Pas de produit toxique chez nous…

- Enfin et c’est l’essentiel : investir pour améliorer le cadre de vie des Morassiens :
Après les importants travaux d’aménagement du parc, du village, de l’école, de la bibliothèque, de la Rue des Terreaux et de la salle des fêtes… le Conseil municipal poursuit la modernisation de la commune avec les chantiers suivants :

  • Chantier majeur : Réaménagement et mise en accessibilité de la mairie, de l’agence postale et de la cantine périscolaire
  • Poursuite de la mise en accessibilité des autres bâtiments publics
  • Travaux de voirie (chemin de la Gendarmerie notamment)
  • Changement du véhicule du service technique
  • Renouvellement de matériel informatique
  • Travaux d’isolation à la Gendarmerie (menuiseries, chauffage des logements)
  • Travaux au cimetière (reprises de concessions abandonnées)
  • Avec la communauté de communes : Lancement d’une « opération façades »
  • Travaux pompes de relevage à la station d’épuration
  • Maitrise d’œuvre et travaux pour la requalification/extension de la zone d’activités

Taux d’imposition 2019 identiques à 2018
(0% d’augmentation):
  • Taxe d’habitation : 10,11 %
  • Taxe foncière bâtie : 14,15 %
  • Taxe foncière non bâtie : 65,49 %
Des taux et un effort fiscal qui restent inférieurs à la moyenne des communes de notre strate.

Le Budget 2019 s’équilibre à 541 163 € en section de fonctionnement
et à 1 037 720 € en section d’investissement.

L’ensemble des comptes administratifs 2018 et des budgets primitifs 2019 sont consultables en mairie. Plus d'infos sur www.moras-en-valloire.fr/budget/

jeudi 24 janvier 2019

Grand Débat : Rencontre avec le Président de la République dans la Drôme

Retour rapide sur la rencontre avec le Président de la République aujourd’hui en Préfecture de la Drôme: 
Convié en ma qualité de président départemental des maires ruraux, j’ai modestement essayé de synthétiser sans les dénaturer les propositions citoyennes écrites depuis le mois de décembre dans les 106 cahiers de doléances ouverts dans les communes drômoises. 

Parmi les sujets sur lesquels j’ai pu interpeler Emmanuel Macron: le pouvoir d’achat, les petites retraites, la dépendance à la voiture en zone rurale, les injustices fiscales et sociales, l’ISF, la fraude et l’évasion fiscale, les classes moyennes qui paient pour tous alors que les très aisés ne contribuent pas comme ils le pourraient à la solidarité nationale, le recul des services de proximité dans les petites communes, la désertification médicale, les fermetures de classes, la téléphonie défectueuse... la fracture territoriale béante avec des métropoles qui ont suscité toutes les attentions quand les communes rurales bénéficiaient de rustines sans politique d’envergure. Plus que des déclarations, on attend des preuves d’amour. 

Quelques messages passés: la meilleure des mobilités, c’est celle dont on n’a pas besoin. Investissez dans la ruralité, faites confiance aux campagnes pleines de bon sens et de solutions pragmatiques. Les citoyens ruraux veulent pouvoir travailler et trouver l’essentiel des services de proximité là où ils vivent.
Entendez la colère et la souffrance populaire, il faudra des mesures fortes pour réduire les injustices et permettre aux Français de vivre correctement de leur travail.
Ne pensez pas savoir seul ce qui est bon pour la France. Plutôt que de donner des leçons, considérez avec humilité celles et ceux qui se démènent chaque jour dans les associations, les entreprises, les collectivités locales...

Quelques réponses en retour:
- Malheureusement rien aujourd’hui sur le pouvoir d’achat, les injustices sociales et fiscales...
- « J’ai hérité d’une situation difficile », « je ne suis Président que depuis 20 mois ». Heu, déjà 20 mois... pas 3 mois... ce ne passe plus cette réplique...
- Manque de médecins: « ce sont des libéraux qui s’installent où ils souhaitent », « on va développer les maisons de santé »... vraiment court et déjà entendu...
- Organisation des pouvoirs : « on va déconcentrer et décentraliser les décisions », sans plus de précisions...
- Fonction publique: est évoquée la possibilité d’augmenter le point d’indice différemment selon les filières. Je ne suis pas sûr que ce soit de nature à apaiser, ni considérer les agents publics. Diviser pour régner?
- Fracture territoriale et ruralité : encore et toujours des déclarations d’amour en attente de preuves...

Je peux comprendre que le Président ne puisse pas répondre à tout et n’annonce pas de mesures à ce stade pour attendre les conclusions du grand débat public. J’attends donc le 15 mars pour me faire véritablement un avis sur le sens de cette concertation. Les maires ont fait leur job en remontant les doléances, que le Gouvernement fasse le sien en apportant les réponses attendues.
Si la souffrance est entendue et traduite en actes, la confiance pourra renaître et chasser la défiance. Si ce débat se résume à « parlons tous ensemble mais j’ai déjà décidé de tout seul et ne changerai rien », je crains que les tensions s’exacerbent.
Camus écrivait « quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet, mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles ». L’enjeu est de taille, soyons à la hauteur.

dimanche 6 janvier 2019

Cérémonie de présentation des voeux 2019

"Le bonheur est parfois caché dans l'inconnu"
Risquons-nous à le trouver et ouvrons-nous aux autres pour une heureuse année 2019 ! 

En toute convivialité et en présence des élus juniors engagés à Moras-en-Valloire, mon équipe municipale et moi-même avons eu le plaisir de vous adresser nos meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre.



dimanche 16 décembre 2018

Tribune signée avec les Maires Ruraux de France dans le Journal du Dimanche

Appel au Peuple français

« J’existe !» C’est ce que des dizaines de milliers de Français ont commencé à venir exprimer dans les mairies qui ont ouvert « un cahier de doléances et de propositions » depuis le samedi 8 décembre.
C’est le début d’un mouvement lancé par l’Association des Maires ruraux de France. Par cet acte citoyen, vos mairies, maisons communes, ont permis de consigner les expressions et d’en faire le germe d’un projet de société plus vivable pour ces 22 millions de Français, qui donnent corps à nos campagnes. A cela s’ajoutent d’innombrables contributions libres.

Nous, maires de communes rurales, femmes et hommes élu(e)s par nos concitoyens, assurons que l’intégralité des doléances et propositions seront remises au Président de la République, au Premier ministre et au Parlement.
  
Ce qui nous importe, c’est de rendre visible les propos que vous tenez quotidiennement aux maires de France. Cette réalité, n’apparait que trop peu dans l’esprit de ceux qui gouvernent. Elle est pourtant capitale pour notre pays dans un moment où le pacte social et territorial vacille.

Ensemble : faites votre part, nous ferons la nôtre !

C’est pour cela que nous lançons aujourd’hui cet appel au Peuple de France. Nous, Elus Ruraux, légitimes par l’élection, citoyens engagés dans la vie locale et proches du quotidien de nos concitoyens, nous appelons chacune et chacun à se fédérer, à ne pas baisser les bras devant la difficulté et l’adversité, face à la cécité de beaucoup de nos dirigeants et à l’entêtement d’une administration trop pyramidale et centralisée.

Le cri légitime de ces millions de Françaises et de Français se joint à celui des élus ruraux. La période que nous vivons est une opportunité pour notre pays si vous répondez à cet appel. Saisissez-la ! 
Levons-nous ensemble pour que l’emploi soit réparti équitablement sur le territoire. Exigeons que la téléphonie mobile et le numérique arrivent bien plus vite que ce à quoi les opérateurs ont mollement consenti.

Pesons pour que les politiques publiques traitent enfin la question de l’accès aux soins pour que des millions de Français ne renoncent plus à se soigner.

Nous ne voulons plus être les éternels oubliés !
Nous vous invitons à vous débarrasser du « complexe du plouc », qui trop souvent entrave votre capacité à agir et à revendiquer un futur meilleur, avec pour seul motif, qu’être loin de la ville justifierait de devoir renoncer aux droits les plus élémentaires. Il n’y a pas de fatalité à laisser les services publics fermer quand nos communes font de leur mieux pour vous aider. Le modèle de concentration qui est la règle depuis 40 ans s’épuise. Ca ne marche plus.

Un appel à la jeunesse
À la jeunesse de notre pays, nous disons : soyez les nouveaux visages de nos villages !
Rejoignez ces populations qui font le choix d’un autre mode de vie, plus sobre, plus équilibré.  Le cadre de vie y est favorable, on s’y sent mieux. Pendant que la ville s’étouffe,  la campagne respire. Investissez les territoires Ruraux ! N’ayez pas peur, nous saurons vous accueillir, nous saurons trouver des solutions à vos demandes et nous saurons vous accompagner.
Considérés comme des citoyens, vous n’êtes et ne serez jamais chez nous des identités impersonnelles, mais au contraire des femmes et des hommes qui apporteront une énergie nouvelle à nos territoires.

La commune, un bien commun
Cet appel émane de la légitimité de ce bien commun qu’est la commune : le premier socle de notre République.
Car la commune n’est pas simplement un échelon administratif, mais la très précieuse symbiose entre des habitants et un territoire qui croient en leur avenir et qui pour cela se mobilisent : c’est là où l’on agit ensemble. Nous devons nous battre pour que l’action de l’Etat change radicalement et que les pouvoirs publics inversent totalement leur logique d’intervention.

Reconstruire le pays par la base
Pour cela, il nous faut agir ensemble. Nous, maires de communes rurales, à partir de nos campagnes, nous vous appelons à nous soutenir pour imposer notre parole commune dans le débat national.
Aux cartes et aux territoires anonymes laissant croire aux décideurs qu’ils sont dépourvus de vie, nous mettons fièrement en avant des visages, tels ceux des gilets jaunes, et bien d’autres encore, plus discrets et plus nombreux, mais tout aussi importants. Nous les croisons dans nos rues et sur nos places. Aux bilans statistiques, opposons nos expériences et nos réelles difficultés.

Aux hauts fonctionnaires déconnectés, disons ensemble : arrêtez d’essayer d’avoir raison seuls contre le peuple. En bref, souvenez-vous que vous êtes rémunérés par l’impôt pour nous aider à construire notre pays. Plutôt que de tenter de le faire à votre idée. « Sortez du bocal Parisien » qui vous éloigne et  vous englue dans vos certitudes trop souvent discutables.

Soyons honnêtes, nous avons échoué à convaincre le Parlement et les exécutifs successifs. Mais nous sommes une multitude : diverse et dispersée, urbaine et rurale, femmes et hommes, élus ou simples citoyens, nous sommes la France. Nous parviendrons à rendre possible ce qui est indispensable et à nous délester de ce qui est insupportable. 

- Trouvez-vous normal, qu’en matière de dotations aux collectivités, aujourd’hui encore, un urbain vaille deux ruraux ? Une correction de cette injustice doit voir un préalable inscrit dans la loi de finances 2019 que doit adopter le Parlement avant le 31 décembre ; 
- Trouvez-vous normal en terme de mobilité, que les priorités aient été données à la Grand vitesse en délaissant l’entretien du réseau historique et en négligeant des modes de transports ruraux (TER, Transport à la demande, covoiturage,..) ?
- Trouvez-vous normal que les technologies (4G, véhicule autonome,...) soient mises à profit prioritairement pour ne pas dire exclusivement au développement des métropoles ?
- Trouvez-vous normal que depuis des années, l’Etat se lamente sur le nombre, en baisse, de médecins dans le monde rural sans prendre les mesures nécessaires pour y remédier ?
- Trouvez-vous normal que l’on confisque les moyens et les pouvoirs des communes pour les confier à des entités administratives plus éloignées?

Sans vous, nous ne pourrons rien ! Venez dans nos mairies pour amplifier ce mouvement de transformation en cours. Le temps est venu de prendre notre destin en main et d’imposer nos voies et nos voix pour ne pas avoir à regretter demain un silence et une inertie coupables.

Et que l’on ne fasse pas le mauvais procès de nous reprocher d’opposer villes et campagnes au motif que l’on exige une légitime considération pour les habitants des territoires ruraux.

Il est temps de mettre un terme aux fractures territoriales et sociales. Ce devrait être la trajectoire de l’action publique et le sens de l’action politique.

Vive la Commune,
Vive la République, 
Vive la France.